Walter, retour en résistance

C'était le vendredi 16 novembre à la salle Urbain V

 

 

articlebassan08dec2012

Article paru le 8 décembre 2012.

Pour la première fois l’Association « Pour le souvenir de Rieucros » et la CIMADE 48 (Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués ) organisaient un événement commun ce vendredi 16 novembre à Mende : la présentation du documentaire de Gilles Perret appelé « Walter, retour en Résistance ». Sorti en 2009, le film raconte la vie de Walter Bassan, de son passé de résistant et de déporté (à Dachau à 17 ans) à son engagement toujours intact aujourd’hui. Il est l’un des initiateurs de l’appel, en 2007, à respecter le programme mis en place par le Conseil National de la Résistance en 1944 (Sécurité sociale, presse indépendante, etc…) et l’un des responsables de la création du Réseau Citoyens Résistants qui organise entre autre un rassemblement annuel au Plateau des Glières. Ce sont les élèves du CM2 de la classe de Christian Jean de l’école Michel del Castillo qui ont d’abord eu la présence de Rémy Pergoux, ami de Walter Bassan et du réalisateur qui s’était fait leur porte-parole à cette occasion, pour échanger sur la guerre 39/45 et exercer un esprit critique à partir de quelques séquences très courtes et subtilement sélectionnées. Puis en soirée le film fut présenté à une centaine de personnes présentes à la salle urbain V. Il fut suivi d’un débat avec les spectateurs : pourquoi certains veulent séparer les mémoires d’hier et les actions d’aujourd’hui ? Comment continuer à transmettre cette mémoire alors que les acteurs directs disparaissent ? Comment permettre aux jeunes de faire le lien entre les références du passé et le quotidien qu’ils traversent ? Qu’en est-il de la mémoire des autres guerres ? La coopération entre la Cimade et l’Association « Pour le souvenir de Rieucros » s’inscrivait dans ce questionnement puisque les deux associations se donnent pour objectif de faire le lien entre le passé et le présent, l’une en maintenant la mémoire du camp de Rieucros (1939-1942), la CIMADE qui reste fidèle à sa vocation depuis sa création en 1939, soutenir ceux qui fuient l’oppression et la misère en étant sur le terrain, en accompagnant ces personnes mais aussi en témoignant publiquement de ses indignations.